Schéma de principe du système Doris. Une synchronisation
parfaite entre tous les systèmes mis en jeu est une condition indispensable
pour toute opération de localisation. © CNES/Active Design

Les activités spatiales ont très tôt demandé de pouvoir transporter des bases de temps précises et surtout extrêmement stables, car elles sont indispensables au bon fonctionnement des émetteurs et des récepteurs d’ondes radio. Le premier satellite scientifique français Diapason lancé en 1966 par Diamant emportait un oscillateur pour effectuer des expériences de géodésie. Il est à l’origine de nombreux instruments tels Argos, Doris et demain Galileo. Aujourd’hui, les applications de ces systèmes de localisation n’en finissent pas de nous surprendre : mesurer les déplacements centimétriques des plaques lithosphériques par des balises, construire des systèmes dynamiques d’information géographique dans lesquels on peut positionner des mobiles, et enfin interpréter les mesures précises des altimètres qui sondent les océans en permanence pour prévoir le climat… et là ne s’arrête pas l’usage du temps dans les activités spatiales .