L’Observatoire de l’Espace a participé pour la première fois à la Nuit des musées. Cette année, 1,5 million de visiteurs ont profité d’un accès libre en nocturne dans plus de deux mille musées répartis en France et dans les 39 autres pays d’Europe participants.

La Nuit des musées a pour but d’attirer de nouveaux publics à travers des programmations conçues pour l’événement : mises en lumière, performances musicales, théâtrales et littéraires, créations inédites, éphémères et contemporaines, qui dialoguent, le temps d'une nuit, avec les collections permanentes.

Pour sa première participation, l’Observatoire de l’Espace a invité quarante musées français et leurs collections de beaux-arts à enrichir sa réflexion sur l’Espace. Il a ainsi proposé à l’ensemble des musées de France de s’associer à la démarche du Musée imaginaire de l’Espace
en présentant, au sein de leurs salles d’exposition, une installation originale sur le thème de l’ Espace habité.

Dans chacun d’eux, le soir du 17 mai, le visiteur découvrait une œuvre plastique extraite des collections du musée – toile peinte, objet d’art ancien ou contemporain – accompagnée d’une vidéo de l’Observatoire de l’Espace. Cette dernière proposait une méditation sur la notion d’ Espace habité telle que l’envisage aujourd’hui l’aventure spatiale, suivie d’une méditation à voix haute menée par un acteur du monde spatial et portant sur l’un des aspects que présente l’œuvre plastique en regard.

Cette action visait à enrichir notre regard, à élargir notre vision du monde, en évitant de la restreindre à son aspect scientifique et technique ou à son angle artistique : une manière de confronter des points de vue, a priori, différents pour porter un regard global sur un même sujet.

Finalement, les visiteurs de cette 4eme Nuit des musées se sont révélés « intéressés » et « curieux » : deux adjectifs qui reviennent systématiquement dans les déclarations des responsables de services des publics présents ce soir-là.

Des visiteurs venus en nombre découvrir ou re-découvrir leur patrimoine, éclairé de manière inhabituelle. Ils étaient plus de 1800 au Musée des Beaux-Arts de Reims, 1400 au Musée des Beaux-Arts de Quimper, 2000 au Musée Malraux du Havre, 4500 au Musée de Grenoble, près de 9300 au Petit Palais, 2200 au Musée des Beaux-Arts de Strasbourg et plus de 7200 au Musée d’Art moderne et contemporain de la ville, etc. Des chiffres de fréquentation en forte progression par rapport à l’année dernière, « un succès ! » selon le Ministère de la Culture et de la Communication.

L’intervention de l’Observatoire de l’Espace du CNES a su, elle aussi, trouver un public attentif.

Les conservateurs des musées partenaires a vaient bien souvent agrémenté le diptyque œuvre d’art du musée/dispositif vidéo de l’Observatoire de l’Espace d’un texte explicatif à destination des visiteurs. Très intéressés par la démarche, ces derniers n’ont pas hésité à s’approprier le dépliant décriva nt le projet et se sont plongés intrigués dans les méditations filmées autour de l’Espace habité.

Le public à la fois étonné et enchanté d’une telle initiative prolongeait ensuite bien volontiers son exploration en feuilletant les pages du catalogue.

Une réussite donc, qui revêt pour certains un goût de trop peu : certains musées décident alors de poursuivre la projection au-delà de la soirée du 17 mai. Le Musée de Grenoble maintient l’accrochage jusqu’au 30 mai, réalisant ainsi une sorte d’exposition-dossier sur l’œuvre de Baron Gérard. Le Musée départemental d’Art ancien et contemporain d’Epinal profite également de ce partenariat pour projeter le film un mois de plus au sein de l’établissement. Quelques exemples parmi d’autres, témoins d’une satisfaction du public encourageante.