Benoît LALLOZ
Centre de design Peugeot Citroën de Vélizy,
Villacoublay, mise en lumière Benoît Lalloz
Benoît Lalloz est plasticien éclairagiste et fondateur de la société Act Espace. Il a notamment réalisé plusieurs mises en lumière d’Espaces de Transport Urbain pour la RATP à Paris et des mises en lumière « plastiques » pour le Viaduc d’Austerlitz, les boutiques Balenciaga (Paris, Londres, New York), le Musée d’art contemporain de Bangkok, ainsi que des réalisations éphémères au festival des Arts Numériques de La Villette en 2004, pour « Ce qui arrive… » pièce musicale au Festival Ars Musica II et pour l’exposition Philippe Rahm au Centre Culturel Suisse de Paris en 2005.
Depuis quelques années, son travail est marqué par le mouvement, une adéquation entre l’artistique et la technique. A ce titre, ses créations sont le reflet de l’émergence de nouvelles « attitudes » due à l’interaction croissante entre les différentes pratiques créatives. Ses réalisations sont la traduction d’un projet suivi dans sa globalité, de la conception à la réalisation en passant par l’élaboration d’un plan de maintenance. Ses réalisations sont aussi très diversifiées : ouvrages d’art, installations artistiques en collaboration avec des artistes, espaces de vente, expositions temporaires, musées d’art contemporain, luminaires industriels, pièces de musique électro-acoustiques. La majeure partie de son travail expérimental est réalisée avec la collaboration de Dominique Gonzalez Foerster, Benoît Lalloz utilise aussi des techniques très spécifiques comme la fluographie, l’électroluminescence et la programmation lumineuse ; qui semble s’apparenter à une composition musicale, comme pour souligner la convergence de l’art et de la technique.
En lien avec ses réalisations et ses créations, des attentes spécifiques sont exprimées par Benoît Lalloz, dans le cadre de ce voyage. Dans un premier temps, plutôt sédentaire, ses projets sur la lumière en mouvement ont transformé Benoît Lalloz en nomade, ajoutant Nancy à sa liste de voyages (Anvers, Londres, Genève, Frankfort, New York, Hong Kong…).
Le thème de la gravité, de la micropesanteur et les expériences menées dans ce contexte interrogent le champ de la perception. De son point de vue, il semble intéressant de voir comment fonctionnent les expériences en observant les exemples et les applications. Ce champ remet-il en cause la méthode de travail, les données sur la perception, les stimuli ? Faut-il trouver une nouvelle manière de travailler ? La confrontation des expérimentations artistiques et scientifiques possède alors la capacité sinon de changer la perception, au moins de créer une interface entre les recherches de nouveaux modes de perception. Cette expérience apparaît donc comme génératrice d’ « espaces d’inattendus ».
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