Rencontrer les scientifiques qui posent les interrogations
La première étape prend place à l’Université Henri Poincaré de Nancy, les 17 et 18 mai 2006 au sein d’un groupe français de chercheurs ayant réalisé des études liées au milieu spatial.
Dans cet atelier Modèles et représentations, il s’agit de percevoir l’aspect scientifique des expériences biologiques en micropesanteur et les questions qu’elles soulèvent. Cette phase de travail expérimental est un des éléments fondamentaux de le processus scientifique. Les artistes rencontreront à cette occasion trois scientifiques étudiant le fonctionnement des organismes animaux et végétaux en l’absence de gravité et en milieu extrême .

Christian Dournon du Laboratoire de Biologie expérimentale - Immunologie a réalisé les premières fécondations sur des amphibiens en micropesanteur lors de plusieurs missions, Cassiopée et Pégase à bord de la station MIR. Il présente lors de cette étape le déroulement de l’expérience aussi bien sur Terre que dans l’Espace ainsi que les questionnements rencontrés et les résultats.

Valérie Legue étudie le rôle de la gravité ou de l’absence de gravité sur l’orientation et la croissance des racines des plantes, le gravitropisme. Il s’agit de savoir quel est l’impact de la micropesanteur sur l’évolution et la croissance des végétaux.

Christian Mustin effectue des recherches en
géo-microbiologie sur le développement des micro-organismes dans différents milieux extrêmes (composition, pollution des sols...). Ses études s’orientent sur la façon dont la vie peut se construire dans différents environnements planétaires et comment ont évolué les micro-organismes.
L’intérêt des expérimentations biologiques en micropesanteur réside dans la volonté des scientifiques d’établir le « comment » des processus d’adaptation à des milieux particuliers. Les vols habités constituent alors un espace d’études sans précédent pour mettre en place des expériences sur le rôle de la gravité dans les développements des espèces terrestres, sur la façon dont celles-ci se développent dans un monde sans effets de gravité, et à leur retour sur Terre. Certaines de ces expériences devraient aussi apporter des éléments de réponses sur la présence à long terme de la vie humaine dans l’espace.
|