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Les futurs voyages
Les voyages dans ce monde sans gravité sont construits selon trois thèmes étroitement liés.
Après la Vie sans gravité , l’exploration se poursuit selon le même rythme.
Ces nouvelles aventures, prévues à partir de 2007, seront l’occasion pour de nouveaux voyageurs du monde artistique d’entreprendre de nouvelles découvertes concernant le devenir de l’Homme et de la Matière en micropesanteur.
L’activité spatiale et ses progrès ont rapidement impliqué la présence humaine. L’homme a pu voyager en micropesanteur et en orbite sans problème apparent,
lors des premières satellisations de courte durée. L’allongement des voyages et la diversification des missions ont, par la suite, mis en exergue les problèmes d’adaptation des spationautes.
Sur Terre, les matières sont régies par des lois physiques universelles mais toujours perçues au prisme de la pesanteur. En micropesanteur, les phénomènes, liés à la matière, même les plus simples, révèlent des comportements insoupçonnés. Ainsi de nombreuses d’expériences sont réalisées afin de comprendre les phénomènes troublants qui sont observés et d’en tirer des conclusions essentielles sur la matière hors ou dans les effets du champ de gravité.
L’Homme sans gravité
Ce deuxième Voyage entraîne les artistes à la découverte des recherches effectuées pour comprendre et améliorer les difficultés rencontrées par les hommes et leur corps dans Un monde sans gravité.
La première exploration, Modèles et représentations, interroge le rôle de l’absence de gravité par l’intermédiaire de la médecine spatiale, nouvelle branche de la discipline, présente notamment à la Faculté de Médecine de Tours. Les artistes découvriront que les aspects physiologiques mais aussi psychiques sont étudiés pour comprendre les modifications musculaires et neuromusculaires, comme y travaillent Maurice Falempin et Yvonne Mounier au Laboratoire de plasticité neuromusculaire de l’Université de Lille. La représentation du corps des spationautes en micropesanteur leur sera dévoilée par Joe McIntyre au Collège de France.
L’étape Pratiques et expérimentation fera voyager les artistes dans la région toulousaine. Elle touche à l’aspect technique des recherches sur les effets de la micropesanteur sur l’organisme humain. La communauté des spationautes est trop hétérogène et trop réduite pour mener une étude pertinente statistiquement. La clinique spatiale du MEDES , à l’Hôpital de Rangueil de Toulouse, organise ainsi des études sur les altérations terrestres du corps, similaires au séjour en micropesanteur, pour comprendre les modifications subies. Pour mesurer les données et obtenir des informations objectives découlant des observations des spationautes, la société EREMS a mis au point des instruments répondant à des besoins complexes.
La première préoccupation des missions spatiales est la sécurité des hommes. Des instruments sont donc développés pour rendre compte au mieux du déroulement des missions. La troisième étape du Voyage, Approfondissement et fascination, se situe au CADMOS de Toulouse qui , en plus de suivre les missions, s’est spécialisé dans le développement d’instruments d’exploration de la physiologie humaine, utilisés dans la station spatiale internationale. Pour appréhender les conditions d’un vol et l’utilisation des instruments, il sera intéressant pour les artistes de découvrir les maquettes d’entraînement et les capsules récupérées à la fin des missions à la Cité de l’Espace de Toulouse.
La Matière sans gravité
Le troisième et dernier voyage à travers un monde sans gravité explorera différents aspects de la matière.
La première étape, Modèles et représentations, interroge le comportement des fluides en l’absence des effets de la gravité. Les comportements, qui sont évidents lorsqu’ils sont soumis à la gravité, le sont moins en micropesanteur . L’Institut de chimie de la matière condensée du CNRS de Bordeaux dépouille sur ce thème des centaines d’heures d’expériences effectuées à bord de la station Mir.
Les « voyageurs » pourront ainsi observer comment les chercheurs tentent d’expliquer le transfert de la chaleur dans les fluides. A l’Institut de mécanique des fluides de Toulouse, c’est le mélange des fluides en micropesanteur, réalisé à bord de l’Airbus Zéro-G du CNES , qui fait sens et devient une source de possibilités.
Après avoir appréhendé le protocole expérimental, dans Pratiques et expérimentation, les artistes vont découvrir comment sont développés les instruments destinés aux expériences. Dans un premier temps, avec Pierre Joulain de l’ENSMA-CNRS pour les expériences sur les phénomènes de combustion dans l’Airbus Zéro-G, dans un second temps, à Bordeaux auprès des industriels spécialisées en technologie spatiale, ayant développé le programme Declic destiné à la station spatiale internationale. Ces derniers mettent au point une instrumentation avancée mêlant les besoins de plus en plus complexes des scientifiques et les nouvelles technologies les plus performantes.
Pour la troisième étape de ce voyage, Approfondissement et fascination, les artistes se rendront au CADMOS de Toulouse qui apparaît comme un lieu de convergences important au sein des expérimentations du monde sans gravité. Ce centre est la pierre angulaire des missions spatiales, il se charge de l’organisation, du contrôle des expériences et du rendu des données aux scientifiques. Pour terminer cette exploration, les « voyageurs » se rendront à Noordwijk, en Hollande. Le centre Erasmus est à la fois un lieu d’information et d’expérimentation axer sur la station spatiale internationale. |