Národní technické museum

Ses riches collections sont la mémoire du pays dans le domaine des Sciences et Techniques.

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Tel : +420 220 399 111

www.ntm.cz

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L'objet:

Globes lunaires

Globes lunaires, fin 19e siècle et 1963.

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Le récit :

Récit par Tomáš Kupec, directeur du musée

Regards sur la lune, d’hier à aujourd’hui

« La lune en tant que le plus grand objet visible dans le ciel après le soleil a toujours été un sujet d’intérêt pour les astronome comme pour le reste des gens. Ils l’ont observé à l’œil nu d’abord, puis à l’aide de télescopes à partir du 17e siècle, jusqu’à ce que le 20e siècle voit la naissance des techniques modernes. Les cartes, globes et descriptions de la lune que nous connaissons sont le résultat de l’analyse et de l’étude des observations astronomiques.
La lune est le seul satellite naturel de la Terre ; elle mesure près de 3480 kilomètres de diamètre (alors que la Terre en fait 12 750) et orbite autour de notre planète à une distance moyenne de 384 000 kilomètres. Comme sa période de rotation a la même durée que sa période de révolution, la lune tourne sur elle-même au fur et à mesure qu’elle fait le tour de la Terre, et nous montre donc toujours la même face.
Les changements de phases, c'est-à-dire les différences d’ensoleillement de la face lunaire, naissent de la révolution de la lune autour de la Terre, qui la place dans des positions différentes par rapport au soleil et à la Terre qui fait ombre.
La surface de la lune présente un relief accidenté : il y des chaînes de montagnes, des plaines et des dépressions appelés océans, mers et lacs. Les dépressions les plus petites sont appelées cratères et sont au nombre de plusieurs centaines de milliers. Aux plus grands cratères, on a donné le nom de scientifiques ou philosophes prestigieux. Cette tradition de dénomination fut introduite par G. B. Ricciolini en 1651.
Le premier globe de la Lune connu a été réalisé en 1661 par Sir Christopher Wren. Le passage à la sphère a soulevé la difficulté liée au fait que seule la moitié de la lune est visible. Si l’hémisphère qui fait face à la Terre peut-être représenté avec plus ou moins de précision, selon l’évolution du moyen d’observation utilisé, la face cachée reste à l’état de Terra incognita. Il fallut attendre octobre 1959 pour avoir la première photographie de la face cachée prise par la sonde soviétique Luna 3.

Globe lunaire du 19e siècle :

Le globe présenté a été réalisé par Camille Flammarion, astronome français, à la fin du 19e siècle. Il décrit la lune des astronomes, étudiée depuis le début du 17e siècle jusqu’à la rupture provoquée par le spatial et l’observation de la phase cachée.
Cette description cartographique de la lune représente 343 cratères avec des axes de repères tels que l’équateur, les méridiens et les parallèles. La face cachée, sans représentation, est couverte de la liste des cratères avec des informations sur leurs distances, dimensions et surfaces, ainsi que les données orbitales de la lune.

Globe Lunaire du 20e siècle :

Réalisé en 1963 par Paul Räth, il s’agit d’un des premiers globes sur lesquels la face cachée est représentée à partir de données acquises. En effet, la première photographie de la face cachée date du 7 octobre 1957 et a été réalisée par la sonde Luna 3. Les noms des formations géologiques sur la face cachée sont inscrites à l’encre rouge, ceux de la face visible à l’encre noire. Les nouveaux reliefs découverts sont des chaînes de montagnes, des cratères et seulement deux nouvelles mers, alors qu’il y en a beaucoup plus sur la face visible. Ces mers ont été baptisées la mer de Moscou et la mer des Rêves. Le point d’impact de la sonde Luna 2 est aussi indiqué sur le globe.»