Museo
Nacional de Ciencia y Tecnología
Ses travaux de collecte et de conservation du patrimoine s’accompagnent
d'importants efforts de vulgarisation scientifique.
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www.mec.es/mnct
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L'objet:
Arbalestrille
Arbalestrille ou rayon astronomique : instrument de mesure
de distances angulaires. 1563.
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Le
récit :
Récit par Pedro Ruiz, Museo Nacional
de Ciencia y Tecnologia
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Arbalestrille ou rayon astronomique
« L'arbalestrille, ou rayon astronomique, est un instrument qui est utilisé dans des domaines tels que la topographie, la navigation et l'astronomie. Il est conçu pour mesurer des distances angulaires et tailles apparentes d'objets à partir desquelles on détermine les tailles et distances réelles, latitudes ou positions célestes. Il est aujourd’hui remplacé par des instruments embarqués sur satellite.
L'arbalestrille du Musée National des Sciences et Technologies provient de la collection de l'Institut San Isidro de Madrid. C’est une pièce unique, de dimensions 138 x 68,5 cm, réalisée en laiton et en bois par Gualterius Arsenius en 1563, ainsi qu'il est inscrit sur l'une des extrémités de la tige de fer « Nepos Gemmae Frisy. Lovany fecit 1563 GAL (Gualterius Arsenius Lovaina) » [« Fait en 1563 à Louvain par GAL (Gualterius Arsenius Lovaina), neveu de Gemma Frisius »]. La provenance de cet objet (Institut San Isidro) laisse supposer qu'il était la propriété de l’Académie Royale de Mathématiques après avoir été acheté par Philippe II.
Ce modèle d'arbalestrille correspond parfaitement à la description qu’en fait Frisius dans ses écrits. L'objet est formé de deux tiges disposées perpendiculairement en forme de croix, de telle sorte que la tige la plus courte puisse coulisser sur l'autre. Sur ses deux faces, on peut constater l'existence de graduations gravées sur la tige : la première allant de 0 à 440 et la seconde de 13 à 90. Les mesures s'obtiennent en fixant la tige coulissante et en ajustant ses éléments sur une position telle qu'elle coïncide avec les points définissants la dimension et la distance que l'on veut mesurer.
Dans le cas de la mesure de la position d'une étoile, ces points sont l'horizon et l'étoile elle-même. La mesure réalisée en degrés à l'aide des échelles gravées sur la tige de fer permet d'effectuer le calcul de la dimension ou de la distance réelle par triangulation.
Cependant, ce genre d’objet, aussi efficace soit-il, montrait une certaine limite dans son utilisation. La difficulté de placer l'œil exactement au bout de la tige de fer, c'est-à-dire au point de convergence des deux côté de l'angle entre l'astre - ou la partie haute de l'objet observé - et l'horizon, est responsable d’inexactitudes de la mesure qui ne vont qu'en augmentant si l’observation se fait depuis un bateau ou autre point en mouvement. »