Vulcania,
Parc européen du volcanisme
Parc thématique
dédié à la découverte scientifique
et ludique des volcans et plus largement de la nature et des sciences
de la Terre et de l’Univers.
Route de Mazayes (15 kilomètres à l’ouest
de Clermont-Ferrand)
63230 SAINT-OURS-LES-ROCHES.
Tel: +33 (0)4 73 19 70 00
www.vulcania.com
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L'objet:
Capteur
Capteur du microsatellite DEMETER lancé en juin 2004.
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Le récit :
Récit par Philippe Dupont, responsable des expositions temporaires à Vulcania
Demeter à l'écoute de la Terre
(Detection of Electro-Magnetic Emissions Transmitted from Earthquake Regions)
« DEMETER, du nom de la déesse grecque de l’agriculture, inaugure une nouvelle série de microsatellites "Myriade", développée par le CNES
Ce satellite, lancé le 19 juin 2004, a un double objectif :
- d’une part, étudier les perturbations électriques et magnétiques avant le déclenchement de tremblements de terre, de tsunamis et d’éruptions volcaniques
- d’autre part, mesurer l'impact sur l'environnement terrestre de la pollution électromagnétique générée par les activités humaines (téléphonie, radios, lignes électriques, etc.).
Malgré ses faibles dimensions (130 kg pour 80 cm de côté), DEMETER possède une grande capacité de mémoire et un haut débit de communication.
Il est muni d’un véritable système d'intelligence artificielle, susceptible d’analyser les données en temps réel pour détecter tout évènement intéressant. Durant deux ans, il étudiera les quelque 400 séismes de magnitude supérieure à 5 qui devraient se produire.
Trente-cinq équipes étrangères se sont jointes au projet. Les données obtenues par DEMETER sont comparées à celles recueillies au sol grâce au réseau global de surveillance sismique Géoscope.
On enregistre environ un million de séismes par an, soit deux par minute.
Depuis le début du XXe siècle, les tremblements de terre ont fait plus de deux millions de morts ! Au demeurant, la protection des populations menacées varie largement d’un pays à l’autre, selon le degré de développement économique.
Un séisme correspond à la rupture brusque d’une faille, qui émet des ondes se propageant dans les roches. La contrainte à peine relâchée, le système se "recharge" jusqu’au prochain séisme. Une faille produira donc plusieurs séismes.
À partir de ce constat, la prévision balbutiante utilise des lois statistiques ; à titre d’exemple, la région de Parkfield, sur la faille de San Andreas, a subi en moyenne un séisme tous les 22 ans depuis 1857, ce qui fit envisager un tremblement de terre entre 1988 et 1993 ; il eut lieu le
28 septembre 2004 !
Avant qu’un gros séisme ne survienne, des indices physiques existent, observables mais plus ou moins bien connus : petits séismes le long d’une faille, lents glissements, variations du débit de cours d’eau, etc.
On sait également que, pendant et après un séisme, les ondes sismiques provoquent des perturbations électromagnétiques dans l’atmosphère. Mais qu’en est il de la période qui précède le séisme ?
En 1982, le satellite franco-russe Aureol survole les îles Fidji (Pacifique) ; il détecte un net signal électromagnétique avant et pendant un séisme de magnitude 5,4.
À quoi sont dues ces perturbations ? Sont-elles systématiques ? Les animaux, semblant parfois ressentir l’imminence d’un tremblement de terre, seraient-ils capables de les détecter ?
Des expériences en laboratoire ont confirmé qu'une induction électrique et magnétique se produit lors de la création de micro-fractures dans la croûte terrestre.
Bien que leur origine soit encore mal connue, ces signaux, dits pré-sismiques, intéressent de près les scientifiques.
Mieux les comprendre, voilà le défi que DEMETER se propose de relever…»