L’Observatoire de l’Espace a réalisé sept films de 4 minutes chacun, construits à partir d’images d’archives françaises et étrangères et présentés sur des bornes audiovisuelles tout au long de l’exposition.
Leur but : resituer les évènements dans le contexte politique et socioculturel de l’époque.

 

Epoque 1

La première borne retrace l’origine de l’aventure spatiale : le développement des fusées V2 par les nazis à partir des années 1936, le « partage » des ingénieurs allemands entre les pays vainqueurs après la Seconde guerre mondiale, la fabrication des premiers lanceurs et le lancement des premières fusées par la France en 1952, le lancement de Spoutnik 1 par l’URSS en 1957, la course aux étoiles des deux superpuissances pendant la Guerre froide, la mise au point des fusées sondes françaises Véroniques AGI en 59 et l’envoi du rat Hector dans l’espace par la France en 1961.

 

Epoque 2 

La deuxième borne montre, entre 57 et le début des années 70, l’influence de l’espace dans la vie quotidienne, la réorganisation politique et matérielle du secteur spatial américain, les premiers pas sur la Lune en 1969, les grandes premières russes et la fin d’une difficile cohésion soviétique en 1966, la naissance du CNES en France en 1961, le lancement de son premier satellite Astérix en 1965, le départ de la base française d’Hammaguir en Algérie en 1967, la création du Centre spatial de Kourou en Guyane en 1964, le traité onusien de 1967 qui institue l’usage pacifique de l’espace.

 

Époque 3 

La troisième borne revient au début des années 70 sur la « navette spatiale » américaine, l’euphorie pour l’espace dans la culture et les objets de consommation, les vols Apollo VIII et Apollo XI, les vols habités de longue durée à bord des stations spatiales soviétiques, la rencontre en orbite d’un vaisseau soviétique et d’un américain en 1975, le lancement des sondes Viking et Voyager, la crise de 1973 entre l’Europe et les Etats-Unis en matière de télécommunication, la création de l’Agence Spatiale Européenne en 1975 et le lancement réussi d’Ariane 1 en 1979.

 

Epoque 4 

La quatrième borne aborde les années 80 et l’explosion de la navette américaine Challenger en 1986, l’échec et l’abandon du programme soviétique Bourane, l’ambition déçue du programme européen Hermès, l’observation de phénomènes énergétiques violents dans l’espace, les images du noyau de la comète de Halley en 1986, l’observation de la planète Uranus par la sonde Voyager, les nouvelles mesures de la terre par les satellites Landsat américains, Spot français et ERS européen, les mesures de l’océan par le satellite franco-américain Topex-Poséidon lancé en 1992, la prise de conscience du changement climatique, le programme Mercator, les avancées médicales liées à la micropesanteur.

 



Epoque 5 

La cinquième borne s’attache à l’évolution du marché des télécommunications dans les années 90 (développement d’Internet à haut débit et du téléphone mobile), au besoin en satellites, à l’arrivée du GPS américain, au démarrage du système concurrent européen Galiléo, au développement des sociétés de lancement, aux alliances industrielles et aux naissances de Starsem, Eutelsat, Intelsat ou Inmarsat, à l’intensification de la coopération internationale avec en 1995 des cosmonautes russes à bord d’une navette américaine pour rejoindre la station MIR.

 



Epoque 6 

La sixième borne est axée sur la fin des années 90 ave le lancement de la 100ème Ariane 4, la première Ariane 5 en 1997, la progression du marché des télécommunications dans le positionnement, la localisation et les applications multimédias, le basculement des vols habités dans le domaine improbable du tourisme, la disparition de la station Mir, l’annonce du retour vers la Lune et le voyage habité vers Mars par le président des Etats-Unis, le déplacement de l’intérêt du public vers tout ce qui a trait à l’environnement, à l’évolution du climat ou au développement durable.

 

Epoque 7

La septième borne décrypte le XXIe siècle : destruction de la navette américaine en 2003, révision du programme spatial américain, retard et modification de la Station Spatiale Internationale, désertion de la Russie pour raisons politico-économiques, mise en place de la sonde américaine Cassini autour de Saturne en 2004, arrivée sur Titan de la sonde européenne Huygens, déplacement de Spirit et Opportunity sur Mars en janvier 2004, réussite des programmes européens Mars Express en 2003 et Venus Express en avril 2006, lancement de la sonde Rosetta pour étudier les comètes en 2004, accord européen sur le programme Galileo et arrivée de nouveaux acteurs tels la Chine, l’Inde, la Corée et l'Iran dans l’aventure spatiale.