Le spectromètre TKS
En décembre 1984, les fusées emportant les sondes Vega 1 et Vega 2 décollèrent de Baïkonour pour un périple dans le système solaire qui les fit passer au voisinage de Vénus en juin 1985 puis à proximité de la comète de Halley en mars 1986. Le spectromètre T KS présenté dans cette exposition, prêté par l’Observatoire de Besançon, était à bord de ces fusées. Il a fourni un grand nombre de spectres de la comète. Leur analyses ont permis de montrer qu’elle est constituée principalement de glace et de poussière, mais qu’elle contient également un peu de matière organique sous forme d'hydrocarbures, de formaldéhyde et de méthanol. Or ces molécules peuvent conduire à la formation de molécules complexes de type acides aminés. Il a donc souvent été émis que l'apport de matériau cométaire sur la Terre avait pu contribuer à l'émergence de la vie.

Le senseur stellaire
Conçu et réalisé en interne au CNES, le senseur stellaire présenté dans cette exposition a été utilisé par la mission Pronaos (PROgramme NAtional d'Observation Submillimétrique). Pronaos est un projet d'observation dédié à l'étude du rayonnement de sources froides dans l'Univers, à la physico-chimie du milieu interstellaire et à l'étude de zones de formation d'étoiles. Le senseur stellaire a permis de positionner la nacelle stratosphérique du télescope submillimétrique destiné à observer les nuages froids à l’origine des systèmes stellaires.
Le programme audiovisuel « Depuis l’espace… »
Constituée de plusieurs courts métrages, cette vidéo illustre comment les instruments d’optique révèlent l’environnement stellaire, découvrent des trous noirs ou encore dévoilent la matière froide de l’univers.
Le catalogue
L’Observatoire de l’espace a également apporté sa contribution à Visions du monde au travers du catalogue de l’exposition, et en particulier d’un texte de Gérard Azoulay intitulé « Le ciel entr’ouvert ». Il y montre notamment combien l’accès à l’espace et l’ouverture à de nouveaux domaines de longueurs d’ondes ont offert aux astronomes la capacité de prolonger les observations au sol et d’approfondir notre connaissance de l’univers : « le nombre d’étoiles répertoriées est passé à plus d’un milliard et la précision de la localisation s’est améliorée à la milliseconde d’arc ».