Vendredi 22 mars

18H30 - Ouverture du Congrès
Discours d’ouverture du Président du Congrès de Cosmicologie : Michel Viso. Projection d’archives sur l’histoire de la cosmicologie.

19h - Séance plénière 1 - Ou comment on alimente le question-nement sémantique sur le meilleur usage de l’Espace par la pataphysique et l’engagement artistique sans négliger les formes exogènes du cosmos ?


Du manifeste futuriste de Filippo Tommaso Marinetti en 1909 qui lance un « défi aux étoiles » à celui de Tomas Saraceno pour l’entrée dans l’Aérocène, imaginant l’Espace comme affranchi, libéré des limites imposées par l’homme, en passant par le manifeste d’Yves Klein évoquant la prééminence de la sensibilité au cœur de la conquête spatiale, l’Espace inspire les artistes tant dans leur création que dans les revendications qu’ils portent.

- Manifestes de l’espace, espaces manifestaires
- Camille Bloomfield, chercheuse en littérature, et Viviana Birolli, historienne de l’art, membres du projet Manart sur les manifestes au XXème siècle, s’interrogent sur cette forme littéraire spécifique. Discours ou déconstruction du discours, le manifeste est le lieu d’une projection dans de nouveaux espaces mentaux, que ceux-ci soient utilitaires, écologiques ou encore fantasmagoriques.

- La littérature comme meilleur usage de l’Espace
L’Espace est un lieu dense où se niche une vérité que seule l’écriture peut atteindre selon le locuteur de ce texte, une parole manifeste qui suggère aussi à la science de renoncer tout à fait à l’exploration spatiale.
Un texte du romancier Gérard Mordillat, interprété par Charlotte Marquardt.

- Anti-rotation : un projet qui révolutionne la pataphysique spatiale
L’humanité pourrait enfin évoluer positivement grâce à des machines à arrêter la rotation terrestre. Le plasticien Loïc Pantaly dévoile ses recherches, menées en collaboration avec l’artiste Andric Cardin, sur ce tout nouveau projet.

- Polémique sur le choix d’une chanson envoyée dans l’Espace

La sonde Quantum, lors de son lancement, a emporté à son bord la chanson être une femme de Michel Sardou. Jugée à présent sexiste, elle déclenche un débat sur l’image qu’elle peut véhiculer des Terriens aux yeux d’autres formes de vie ; débat auquel un responsable de programme spatial apporte sa contribution.
Un texte du poète et musicien Gilles Weinzaepflen, interprété par Carlo Brandt.


21h - Première soirée

- Que connaissent les discours de l’origine de l’univers ? Conférence chantée et dansée sur un pas de valse.
Par le poète et chorégraphe Alex Cecchetti et avec Jonas Mordzinski, basse et Apolline Raï-Westphal, soprano.

- Comment célébrer les véhicules en orbite terrestre ? Dialogue discursif et animiste avec les êtres technologiques du cosmos.
Par le collectif d’artistes Nani$ôka groupe (Seumboy Vrainom :€ , Justine Shivay la multiple, HV$VH , Loris Gasmaran Estival).

- Faut-il explorer d’autres planètes pour mieux considérer la Terre ? Déambulation prospective imaginant une humanité établie là où le sol est plus rouge.
Par l’écrivain et vidéaste Frank Smith.

- Le discours fragmenté conserve-t-il son efficacité ? Une proposition d’imprégnation discourale.
Par le comédien Carlo Brandt, le percussionniste Philippe Foch, la comédienne Charlotte Marquardt, le violoncelliste Didier Petit, et la chanteuse Claudia Solal - sur un texte d'Anne Savelli.



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