
Mercredi 19 et Mardi 20 juillet, Joris Mathieu et sa Compagnie Haut et Court (www.compagnie-haut-et-court.org) ont offert à plusieurs séries de petits groupes de spectateurs, entre 6 et 8 personnes chaque fois, Le Komarov Museum Mobil. Petite forme d’environ 8 minutes sur le modèle des merveilles foraines à découvrir entre fascination, répulsion et humour, il est difficile d’en parler sans dévoiler son délicieux mystère. Il y est question du fantôme du cosmonaute Komarov, mort lors d’une rentrée dans l’atmosphère, avec ses reliques, ses documents d’époque, sa machine à communiquer avec nous. Quels rapports peut-il établir avec nous depuis qu’il s’est dématérialisé dans l’Espace ? Comment y sommes-nous introduits ? Ce théâtre du spectre nous transporte dans les mystères de l’espace-temps et dans notre petit monde, vu comme un assemblage de mises en scène souvent ridicules, parfois tragiques. Avec un petit film documentaire monté en fragments poétiques, un vrai gyroscope de fusée soviétique et un vrai fragment des tuiles de protection de Soyouz, (tous éléments du patrimoine culturel de l’Espace que Joris Mathieu a pu découvrir avec l’Observatoire de l’Espace), on y croirait… Et le sourire de chaque spectateur qui en sortait, la bataille des inscriptions pour le découvrir, sont la promesse d’un bel avenir à ce bijou présenté aux Théâtres du Globe.
Le Komarov Museum Mobil
Joris Mathieu et la Compagnie Haut et Court



